Découvrir la maison d’enfance d’une auteure de grande renommée vous intéresse? La Maison Gabrielle-Roy est faite pour vous! Visitez, comme moi, la maison d’enfance de Gabrielle Roy, et laissez-vous emporter par l’ambiance du Manitoba des années 1910.

En arrivant rue Deschambault, je suis restée ébahie par la maison. De l’extérieur à l’intérieur tout respire les années 1910-2012. Une fois passée la porte, oublié le temps présent, je suis retournée en 1910.

À la découverte

Sébastien Gaillard, le directeur de la Maison Gabrielle Roy

Accueillie chaleureusement par Sébastien Gaillard, le directeur de la Maison, je suis partie à la découverte de l’enfance de Gabrielle Roy. En entrant, un plancher d’origine magnifiquement conservé m’attendait. Je suis arrivée dans la cuisine familiale dont la reconstitution est poussée jusque dans les détails, comme des conserves avec des étiquettes d’époque.

J’ai poursuivi la visite en entrant dans la salle à manger familiale dans laquelle se trouve la machine à coudre de Mélina Roy, la mère de Gabrielle Roy. Cette machine est très importante car quand son mari, Léon Roy, a perdu son emploi, Mélina effectuait différents travaux de couture afin de soutenir la famille.

Maison Gabrielle-Roy bureau

Le bureau de Léon m’a laissée bouche-bée. J’avais l’impression que l’homme n’allait pas tarder à arriver et à continuer son travail. Juste à côté du bureau, un salon avec une antique radio et un piano sur lequel chacune des filles de la maison a pratiqué. J’ai vraiment eu la sensation d’entrer dans la vie de cette famille, sans doute aussi grâce aux nombreuses photos de famille dispersée dans la maison et notamment dans le salon.

Avant de me rendre au premier étage, j’ai traversé un couloir où se trouvait le téléphone de l’époque. Et comme me l’explique Sébastien Gaillard, l’emplacement n’était pas anodin. Aucune conversation téléphonique n’était privée!

Salle d’exposition

Maison Gabrielle-Roy la salle

Une autre pièce qui m’a épatée par sa reconstitution est la chambre des maîtres. En plus du mobilier de chambre, de chaque côté du lit se trouvent des objets de la vie courante de Mélina et Léon Roy. Chez Léon, un nécessaire à raser, des cols de chemises, des boutons de manchettes. Chez Mélina, une brosse à cheveux, un fer à friser, du parfum ou encore une trousse de soin complète et d’époque.

C’est à cet étage que se trouve une salle d’exposition temporaire. L’exposition que j’ai eu la chance de voir s’intéressait à la traduction des œuvres de Gabrielle Roy en 18 langues.

Arrivée au dernier étage, j’ai découvert avec impatience le grenier, qui est un espace extrêmement important dans les écrits de Gabrielle Roy. En amatrice de littérature, ce lieu m’a rendu fébrile. C’est ici que Gabrielle Roy s’isolait dans sa jeunesse et c’est de là qu’est né son besoin d’isolement pour écrire.

Gabrielle Roy House accueille

C’était pour moi comme pour bien d’autres visiteurs, le point culminant de la visite. Avant de partir un dernier arrêt s’est imposé : la boutique souvenir qui regorge de livres de l’auteure mais aussi d’autre objets estampillés ou à l’effigie de Gabrielle Roy.