Le Canada est un terreau fertile pour les scribes et le Manitoba a produit quelques-unes des voix exceptionnelles du monde littéraire canadien. Comme nous sommes tous confinés à la maison à éplucher notre liste de lecture, c’est l’occasion idéale de nous familiariser avec quatre des auteurs manitobains les plus prolifiques!

Miriam Toews, fantastique romancière des Prairies

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« J’espère que les gens comprendront que j’adore certains aspects de [ce mode de vie] et qu’ils me manqueront beaucoup. » [traduction libre]

Miriam Toews a grandi à Steinbach, au sud-est de Winnipeg. Elle explore le patrimoine mennonite de la ville dans bon nombre de ces romans, notamment dans son best-seller A Complicated Kindness, traduit en français sous le titre Une drôle de tendresse.

Carol Shields, reine de la fiction de Winnipeg

Carol Shields

« Ici, les réseaux sociaux s’entrecroisent. C’est quelque chose que j’ai tout de suite adoré à mon arrivée à (Winnipeg) … » [traduction libre]

The Stone Diaries (traduit en français sous le titre La mémoire des pierres) est le roman le plus connu de l’écrivaine winnipegoise d’origine américaine Carol Shields’. L’autobiographie romancée de Daisy Flett a remporté le prix Pulitzer aux États-Unis et le prix du Gouverneur général dans la catégorie des romans. C’est toutefois son roman Republic of Love (traduit en français sous le titre La république de l’amour) qui reflète l’essence de la vie à Winnipeg. Après un divorce, les protagonistes Tom et Fay traversent des hauts et des bas pour trouver à nouveau l’amour.

Gabrielle Roy, romancière étoile franco-manitobaine

« Ils avaient l’habitude d’appeler Saint-Boniface « le Saint » ou la ville-cathédrale à cause de son mouvement de résistance. On pouvait aussi dire que cette ville avait une âme. » [traduction libre]

Gabrielle Roy, qui a vécu et enseigné à St-Boniface durant les 30 premières années de sa vie, est sans contredit la romancière franco-canadienne la plus lue. Elle a travaillé comme journaliste pigiste, a fait partie d’une troupe de théâtre et a été enseignante avant de trouver sa voix comme écrivaine. Son roman Bonheur d’occasion (traduit en anglais sous le titre The Tin Flute), publié en 1945, a été acclamé autant par la critique que par le public.

Margaret Laurence, la fierté de Neepawa

Margaret Laurence

« La ville de mon enfance pourrait sembler bizarre, terriblement répressive ou parfois cruelle … Mais jamais carrément insignifiante ou inintéressante. Jamais ennuyante. » [traduction libre]

Margaret Laurence est une figure de proue du milieu littéraire canadien. Son roman le plus célèbre, The Stone Angel (traduit en français sous le titre L’ange de pierre) se déroule à Manawaka, un village fictif rappelant sa ville natale de Neepawa. L’héroïne, Hagar Shipley, âgée de 90 ans, repasse sa vie en tant qu’épouse et mère dans un récit puissant et évocateur qui parle du mariage, de la maternité et du vieillissement. Dans la vraie vie, Neepawa est une ville pittoresque de 4 000 âmes située à deux heures de route à l’ouest de Winnipeg.